Que j'aime voir chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau !
Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,
Comme un navire qui s'éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain
Tes yeux où rien ne se révèle
De doux ni d'amer,
Sont deux bijoux froids où se mêlent
L'or avec le fer
À te voir marcher en cadence
Belle d'abandon
On dirait un serpent qui danse
Au bout d'un bâton
Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d'enfant
Se balance avec la mollesse
D'un jeune élé
Et ton corps se penche et s'allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ces vergues dans l'eau
Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants
Quand l'eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents
Je crois boire un vin de Bohème,
Amer et vainqueur
Un ciel liquide qui parsème
D'étoiles mon coeur !
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Devious Comments
Je connaissais ni ce texte de Baudelaire, ni la version de Gainsbourg!
Mais j'adore!
Et je te remercie de nous faire partager de cette manière tes coups de coeur !
Un idée originale que ce journal poétique !
Ami pouët ! Je te salue !
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"Vivre est ce qu'il y a de plus rare au monde.
La plupart des gens existent. C'est tout"
Oscar Wilde
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"On est puceau de l'Horreur comme on l'est de la volupté." L-F Celine
"Que te dictes ta conscience ? deviens qui tu es" F Nietzsche
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La voix de Gainsbourg a beaucoup évolué avec l'âge. Dans Hey Man Amen ça voix est bien différente de celle qu'il peut avoir quand il chante le poinçonneur des lilas...
Je vais me pencher sur tristesses de la lune que j'ai certainement déjà lu, mais dont je ne me rappelle pas...
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"On est puceau de l'Horreur comme on l'est de la volupté." L-F Celine
"Que te dictes ta conscience ? deviens qui tu es" F Nietzsche
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